Carnets de voyage d'une Nabate'elle
CARNETS DE VOYAGE D’UNE NABATE’ELLE
Repartir. Retourner sur ses pas, sur les traces des plus anciennes civilisations chrétiennes et arabes. Le bonheur de fouler à nouveau cette formidable terre d’accueil et d’Histoire qu’est la Jordanie. Apres le repérage exécuté à pas de charge en septembre dernier, enfiler à nouveau ses chaussures de marche pour – enfin – vivre cette mythique traversée du désert à laquelle je rêve depuis longtemps. Cette fois, accompagnée de onze compagnes de voyages, venues ici qui pour se trouver, qui pour se retrouver, qui pour repousser les frontières supposées de ses capacités physiques… Les « Nabate’elles Cuvée 2008 », encore que très vite, guides et Bédouins nous surnomment les Gazelles. Gazelles. C’est bien ce que nous sommes. Dans ce désert minéral de sable et de canyons, certaines filent, solitaires et recentrées, sous un soleil totalitaire. D’autres prennent le temps d’aller. Un ciel si bleu qu’il devient laiteux à l’horizon.La Jordanie. Pour la plupart d’entre nous, le premier voyage d’aventures intimement lié au sport. Traverser une grande partie du fameux désert du Wadi Rum, une aventure exceptionnelle et hors du commun magistralement orchestrée par Eric, de Terres de Légendes.
Les gazelles du Wadi Rum
Douze femmes. Toutes différentes, toutes semblables. Dans leur envie de vivre une aventure exceptionnelle, d’en découdre. D’être à la hauteur – mieux, de dépasser leurs limites. Instantanés de ces Gazelles du désert.
Le rire heureux de Beverly qui monte jusqu’au ciel et va gratter le ventre des nuages.
L’élégance intemporelle de Pami qui traverse la Jordanie avec flegme et distinction.
La camera attentive et discrète de Murielle, qui suit et qui capte l’essence de chaque moment important.
La volubilité catalane d’Anna qui fait chanter les « r » lorsqu’elle croise des compatriotes ibériques.
L’échappée belle de Nadia, métamorphosée, sur un cheval lancé au grand galop à la sortie de Petra.
La belle voix de Céline célébrant Armstrong au cœur du théâtre romain de Jerash.
La blondeur slave de Natascha se fondant harmonieusement dans le dégradé des ocres et grès de Jordanie.
La langueur toute orientale de Marianne, belle odalisque à demi-allongée sous la tente bédouine.
L’enthousiasme fébrile de Kathia qui vit pleinement l’aventure, qu’elle interrompt sans arrêt pour ramasser cailloux et cristaux.
Les paillettes dans les yeux de Sybille, allongée sous cette Voûte étoilée dont elle a tant rêvée.
L’éternelle bonne humeur de Sandrine, belle tunique turquoise ou rose sur fond de désert.
Nous l’avons fait. Et nous en sommes fières. Légitimement. Notre traversée du désert, qui étonne les bédouins qui viennent gravement nous dévisager, le soir, au camp. « Comment ? Elles arrivent de Petra ? A dos de chameaux ? A cheval ? » Même ces hommes du désert qui arpentent inlassablement ces étendues, n’en reviennent pas. L’exploit - physique, mental - n’est pas banal. 150 km de désert, dont une bonne centaine à pieds. Ce ne sont pas tant les kilomètres que les conditions particulières qui rendent cette traversée si inoubliable, si légitime. Le Wadi Rum, le plus beau désert de Jordanie, se décrit comme un labyrinthe de roches monolithiques. Sur des kilomètres, s’étirant à l’infini, de magnifiques canyons de grès blond ou ocre, s’élancent vers le ciel, offrant aux visiteurs leurs reliefs tourmentés mais jamais agressifs. Le vent et le sable ont patiemment poli la roche, la rendant douce au toucher, tandis que la mer qui recouvrait jadis le Wadi Rum, y a sculpté des cavités et des formes étranges qui titillent l’imagination. Wadi Rum ne ressemble pas aux déserts de dunes blondes. Ici, le sable est ocre, orange et rose. Les rares dunes succèdent à de longues étendues de sable plus dur, un bonheur pour les mollets harassés de s’extraire du mouvant.
Chronique d’une traversée du désert
Marcher dans le désert est une expérience unique et inoubliable. Se confronter à ce décor de superproduction hollywoodienne, à la chaleur sèche – ici, la transpiration sèche immédiatement, on est très loin de l’humidité de l’île Maurice, ce qui rend la chose plus agréable- le vent toujours frais et bienvenu, et surtout, dans cette immensité, les perspectives et les distances deviennent relatives. Nous marchons dès 7h30, au plus tard 8h, car très vite, la chaleur est là, alourdissant le pas déjà pesant dans le sable des dunes. Parfois, je marche sans lever les yeux. Le sol fourmille de centaines de pierres cristallines magnifiques et pour moi, collectionneuse, le bonheur est complet. Les conditions sont difficiles et l’épreuve très physique. Non seulement l’immense Wadi Rum n’est pas plat, mais il est très souvent sablonneux. Il faut gravir des dunes que l’on redescendra en hurlant de joie, mais y arriver sollicite fortement les muscles. Nous sommes étonnamment couvertes pour des marcheuses. Point de short fluo ou de tenues outrancièrement sportives. Nous sommes pour la plupart en pantalon, tuniques longues ou trois-quarts. Chapeaux, casquettes, keffieh et de nombreux « tartinages » de crème solaire nous garantissent de marcher confortablement et sans brûler. Les tuniques sont amples, l’effet « mode » saisissant. Les arrêts sont fréquents, toutes les heures environ, dès qu’un point d’ombre nous accueille bienveillamment. Il fait si chaud qu’il faut beaucoup boire, se réhydrater la peau, manger des fruits secs ou des barres céréalières que l’on se partage. L’espace est si étendu entre deux montagnes qu’essayer de louvoyer est parfois impossible. Il faut aller droit et les regards se perdent dans le flou de l’horizon, à la recherche d’une ombre salutaire.Les paysages sont majestueux. Des canyons immenses, ocres et tourmentés, absolument silencieux. Un sable parfois roux, parfois blond, qui crisse sous les pieds. Pour ma part, je me déconnecte complètement et je m’immerge avec bonheur dans ce monde minéral si grand que le regard s’embrume à l’horizon. J’aime marcher en silence, seule ou à côté de Nat ou de Pami, elles aussi recentrées. Gérer son effort, son souffle lorsqu’il faut grimper une dune, son eau jusqu’au prochain ravitaillement. Pami, Kathia et moi, plus entraînées que les autres, aimons à filer sous le soleil. Nous croisons même un serpent isolé, ainsi qu’une petite dizaine de lézards beiges.
Les camps bédouins
Les camps sont sous la responsabilité de Moufleh, le bédouin aux yeux sombres et à la grande gentillesse. Son prénom m’enchante et déclenche immédiatement une plaisanterie : « Ca valait bien la peine de laisser nos mouflets à la maison pour en retrouver un ici ! »Moi qui « pratique » Eric depuis un moment, je sais que le camp que nous trouverons à l’arrivée d’étape sera accueillant et douillet. Mais là, Eric a mis les bouchées doubles. Associé à son sens aigu de l’organisation, le charme de l’accueil bédouin. Une belle tente bédouine à l’entrée de laquelle nous abandonnons sans regret nos chaussures, pour aller fouler les nattes et nous laisser tomber sur des matelas. Là, le cuisinier ou un de nos guides nous offre le traditionnel thé à la menthe, agrémenté de biscuits secs délicieux, dont nous faisons une razzia. Nous passons en général une heure dans ce havre de paix, à demi allongées, alors que circulent lingettes et bombes rafraichissantes. Le déjeuner est ensuite servi sous la tente. Salade fraîche, toujours source d’étonnement sous ces latitudes et dans ces conditions, suivi d’un plat traditionnel à base de poulet ou de chèvre, accompagné de riz et de délicieux légumes. Le cuisinier s’aménage sa « cantine » dans un espace protégé du vent, soit quatre piquets avec une bâche, et nous concocte dans ces conditions minimalistes, de fabuleux repas qui anéantissement tout effort de remodeler nos silhouettes. Au diable l’avarice ! C’est trop bon pour seulement songer à nos formes ! Après le déjeuner, nous traînons nos matelas à l’ombre des montagnes, qui pour une sieste, qui pour une séance lecture. Là, durant deux ou trois heures, nous prenons un repos bien mérité. Pour ma part, la tête recouverte de mon keffieh, je dors profondément. Fatwa, ainsi que je surnomme les mouches hélas omniprésentes, n’a qu’à bien se tenir. Après ce moment de repos, direction la douche. Ah, le bonheur d’une douche en pleine nature ! C’est fou à quel point on se douche décemment avec un minuscule arrosoir, notre quota d’eau journalier. Puis, séance de yoga et installation des tentes. Il faut tenir compte de l’intimité nécessaire pour les sorties nocturnes, de la direction du vent pour celles comme Kathia qui dort à la belle étoile, du nombre de piquants susceptibles de joncher notre voie, du lever du soleil… On sort ses affaires pour la nuit et on se prépare pour le repas.
Atelier yoga dans le désert
Excellente initiative de nos yogis préférées : Pami et Bev nous dispensent chaque après-midi, après la sieste et le repos bien mérités, une séance de yoga à laquelle Bambino, notre jeune guide bédouin, s’associe très vite. Face au soleil couchant, Pami offre à nos corps endoloris et à nos muscles en souffrances, quinze à vingt minutes de bonheur quotidien. Là, dans ces paysages exceptionnels, dans un gracieux ensemble, douze femmes et un jeune bédouin communient avec leurs corps et leurs âmes. Cet « atelier » non programmé, est attendu avec impatience chaque jour. La nuit au camp bédouinLa nuit tombe rapidement sur le désert. Dès 18h30, le ciel nous offre un spectacle magnifique de milliers d’étoiles incroyablement belles dans cette obscurité totale. Toutes les tentes bruissent. Eclats de rire, chuchotements, conversations plus légères, on s’interpelle, on partage un souvenir, on vide son sac pour mieux le ranger. Seules les torches frontales déchirent la nuit. Peu à peu, nous nous regroupons autour du feu, toujours très proche des montagnes. Celles-ci, gorgées de soleil durant la journée, offrent à nos dos tourmentés, une chaleur bienveillante que nous répugnons à quitter. Un « chaï » (thé) brûlant, tres sucré, nous est immédiatement offert. On papote, on fait tourner le narguilé, la chicha où se consume un délicieux tabac à la pomme, on rigole, on « débriefe » de sa journée ou l’on se tait en contemplant le feu. L’on s’est découvert une vraie passion pour le chant. Hormis Céline, prof de chant et Sybille à la voix de velours, nous chantons sans complexe tout un répertoire allant des années 80 aux chansons enfantines, en passant par des ségas, à tour de rôle ou en chœur. Les bédouins adorent nous entendre chanter et nous y prenons beaucoup de plaisir, d’autant que le public est enthousiaste. Bambino apporte un énorme plat principal, les assiettes se remplissent, les verres de thé se vident.
Le cérémonial du coucher
Le tour de chants se poursuit après le dîner. Puis, nous regagnons nos tentes. Séance collective de brossage de dents face à l’immensité de nuit, derniers rires, derniers soupirs. Confortablement installées dans nos tentes ouvertes, nous plongeons corps et âmes dans cette extraordinaire myriade d’étoiles, tentant de réaliser des vœux en comptant les étoiles filantes. Dans cette totale obscurité, la voute étoilée est d’une beauté absolue. Même nous, Mauriciennes, habituées à des ciels magnifiques, restons silencieuses devant l’Infini. Les gazelles s’endorment peu à peu. Demain matin, comme tous les matins du désert, Pami et moi irons marcher avant l’aube, éclairées par la seule pleine lune, droit devant nous, pour un moment égoïste de pur bonheur.
L’escalade du mont Burda
Eric nous avait parlé d’une surprise. Il avait à peine défloré le sujet : de l’escalade, pas difficile. C’est notre avant-dernier jour de désert. Les muscles ont été beaucoup sollicités, l’âme est en paix. Aussi, est-ce sans la moindre appréhension et même avec une certaine excitation que nous grimpons dans les 4x4, direction Burda. A une dizaine de kilomètres, nous découvrons, médusées et ravies, une haute montagne que surplombe une arche. Cris de joie parmi nous : quoi, on va grimper tout en haut ? Seule, une de nos Gazelles appréhende quelque peu l’escalade. Le vertige, ca existe. Mais les Gazelles pratiquent la « soeuritude » (le mot Fraternité nous paraît trop… masculin) et c’est « Toutes pour une, une pour toutes ! ». Nous serons donc à côté de notre Gazelle pour lui donner la main, la lui serrer très fort, l’encourager et surtout, applaudir son courage. Précédées par Moufleh, nous grimpons allégrement, pour découvrir une vue époustouflante sur le désert. L’escalade est parfois ardue, mais nous l’abordons avec bonne humeur. Alors que nous nous rapprochons de l’arche, Eric devient un poil nerveux, et ce n’est vraiment pas son genre. Il faut dire que la dernière partie se fait encordée. Dix mètres d’escalade, où la solidarité joue à fond, aidées de Moufleh, de Bambino et de Kathia. Tout le monde y arrive sans le moindre souci. Nous allons maintenant découvrir l’arche. Il faut dire que cette dernière est très étroite et culmine à plus de 150 mètres. Bambino se fait engueuler pour avoir fait l’imbécile, à savoir l’équilibre sur l’arche. Nous y passons une a une, la gorge un peu serrée, le regard résolument fixe sur la pierre et non le vide. Eric nous expliquera plus tard son stress. C’est vrai qu’une chute serait… fatale. Nous redescendons tranquillement et nous installons sur un promontoire pour admirer l’immensité du désert à nos pieds. Je me dis que si on arrachait Maurice de l’océan et qu’on la posait là, au milieu du désert, on ne la verrait même pas. Du coup, je repense à la totale incompréhension de nos amis bédouins lorsque nous leur avons expliqué que nous habitions sur une île (« Jezirah »). « Comment ça peut flotter sans couler ? Avez-vous un bateau dans le jardin pour vous sauver si un jour, ça coule ? ». Pour ces hommes du désert, impossible d’imaginer cela. Lorsque je leur montre sur mon téléphone un petit film pris à la baie de Tamarin, leur silence est éloquent. Kathia, qui vit à La Réunion, en rajoute malicieusement une couche : « Là où j’habite, il y a un volcan ». Réaction immédiate « « Quoi ? Tu as un volcan dans ton jardin ? Mais moi, même si tu m’attaches avec une corde comme une chèvre pour rester dans ton île, je me sauve ! ».
Petra la majestueuse
Grande excitation ce matin. Enfin, la plupart des Gazelles vont découvrir Petra. La mythique cité s’offre avec pudeur aux regards des très – trop - nombreux visiteurs du site le plus visité de Jordanie. Arrivées très tôt sur le site, nous parvenons au cours de la première demi-heure à éviter les touristes, dont de tres nombreux Français. Yussef, notre premier guide, commence ses explications dès les premiers mètres. Une forte odeur de crottin de cheval nous assaille. L’entrée de Petra est réservée aux écuries qui permettent aux touristes de découvrir l’axe principal à cheval. De jeunes bédouins, jeans moulants, yeux khôlés, keffieh rouge, piquent des galops ou essayent de nous vendre un tour à cheval. Natacha et moi, les seules à avoir visité Petra, nous éloignons un peu du groupe. J’ai eu la chance d’avoir Eric pour guide l’année dernière. Extrêmement cultivé et curieux par nature, il m’a fait découvrir un Petra historique et archéologique ignoré des touristes. Il a su respecter mon besoin de silence ou mes émotions intenses en ces lieux, émotions que j’ai peur de trahir par trop d’informations formatées pour touristes. De son côté, Natacha, tout autant sensible que moi à l’exceptionnel charme du site, ressent le même besoin de silence. Nous empruntons le Siq, cet extraordinaire couloir de montagne montant tres haut, étonnamment long, qui mène jusqu’au Gazeh. Nous arrivons avant les Gazelles, hélas précédées par de nombreux groupes. Nat et moi nous asseyons sur un banc, face à ce merveilleux mausolée rendu célèbre par Indiana Jones. Retrouver ce monument taillé à même la montagne, dans cet ocre de la pierre, mon humilité devant cet ouvrage magnifique dédié aux morts et aux dieux, le bonheur palpable de Nat à mes côtés… Nos lunettes noires dissimulent à peine notre émotion. C’est en silence, ma main tenant un moment la sienne, que nous attendons le reste des filles. J’ai un besoin très fort de voir, de sentir les émotions des Gazelles, de m’en repaître. Puis, nous savourons toutes ensembles la découverte de ce merveilleux site.
Petra la généreuse
Petra est immense et se mérite. Il faut trois bonnes journées pour tout voir. Nous n’avons qu’une, mais heureusement, le ciel est gris. C’est bien sûr un peu dommage pour les filles qui ne verront pas la cité mythique sous le soleil. Mais cela rendra l’exploration moins ardue. Car il faut marcher, beaucoup, escalader, redescendre et s’égarer dans l’immense site pour découvrir des lieux ignorés des touristes qui restent sur l’axe principal et les monuments autour. Nous nous lançons à l’assaut du Monastère, une heure de marches à croiser des ânes trottant et de nombreuses marchandes de pacotilles, pour se retrouver face au monument qui m’a déclenché l’année dernière, un moment d’immense émoi. Les Gazelles – surtout Kathia- ont commence à céder aux marchands du temple. C’est le phénomène jordanien de la « fièvre acheteuse » qui ne va pas nous lâcher jusqu’au bout.Puis, nous partons admirer les points de vue indescriptibles parce qu’à couper le souffle, sur une sorte de paysage de genèse. Des montagnes déchiquetées, immenses, des précipices, le tout dans des couleurs superbes… Un vrai moment extatique, une communion des sens et un immense moment de bonheur pour les Gazelles.
Rencontre avec Fatima à Petra
Au détour d’un sentier isolé, nous croisons une très vieille femme. Sur son visage, le poids des années a creusé de beaux sillons. Des tatouages bédouins sur son front et sur son menton, traces bleu pâle. Son sourire édenté s’illumine alors que nous faisons un cercle autour d’elle. J’aime les vieux comme les enfants, j’aime le contact avec ces peaux usées et patinées ou encore si lisses. Je lui prends la main, elle serre la mienne très fort, m’embrasse plusieurs fois avec émotion. Emotion partagée par toutes. Cette très vieille bédouine, qui ignore son âge, est née ici, dans ce site exceptionnel, y a grandi, s’y est mariée, y a eu ses enfants. Comme tant d’autres, pour des raisons patrimoniales, elle a dû quitter son lieu de vie, sa grotte. Elle revient à Petra pour vendre aux promeneurs isolés, colliers et bracelets, sur le sentier de la Tombe du soldat romain. Toute heureuse d’être le centre d’intérêt, elle rit avec nous, sa joie d’être importante à ce moment précis. Plus que ces beaux bédouins au regard fardé qui sollicitent les touristes, Fatima est authentique. Une belle rencontre qui me marque pour ces deuxièmes retrouvailles avec Petra.
En conclusion
La traversée du désert était la deuxième partie du voyage en Jordanie. La première partie du séjour était consacrée à l’Histoire et l’archéologie, à la découverte du Nord, Mabada et ses églises, la frontière israélienne, Jerash la cité romaine magnifiquement conservée. Nous avons également longé la Mer Morte où nous avons défié les lois de l’apesanteur et pris un mémorable bain de boue. Nous sommes aussi allées au Mont Nébo ainsi qu’au sud du pays, dans la délicieuse ville d’Aqaba. Enfin, nous avons découvert avec bonheur Amman, la très belle capitale de Jordanie. Des souvenirs pleins les yeux, les cœurs et les appareils photos et surtout, de magnifiques amitiés sont nées de ce deuxième Raid organisé par Terres de Légendes. Prochain rendez-vous, Madagazelles 2e Edition, dans le sud malgache, en avril 2009. A vos chaussures !
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